Au cours des sept dernières années, Mélanie Boivin a mis sur pied de nombreux services pour les Autochtones en milieu urbain au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Pour elle, l’éducation est la clé, elle est primordiale pour que les membres de sa communauté puissent prendre davantage en main leur avenir. Elle espère que, comme elle, d’autres Autochtones auront la possibilité d’effectuer des études universitaires, d’occuper des emplois tant à l’extérieur de la communauté que dans les différentes organisations autochtones.
Étant donné le manque de main-d’œuvre qualifiée dans les communautés autochtones en intervention psychoéducative, l’offre d’une formation dans la discipline était très attendue. Aujourd’hui, un programme basé sur les connaissances et les pratiques psychoéducatives qui ont fait leurs preuves, au moyen de stratégies pédagogiques axées sur l’utilisation des pratiques actuelles en intervention, est offert directement dans le milieu de vie. «On n’apprend pas à l’école à protéger nos enfants, la planète, notre eau, les animaux, alors que ce sont des valeurs fondamentales que les Autochtones ont en eux», souligne Mélanie Boivin.
Ce programme va permettre d’approfondir et d’enrichir chaque intervention et ainsi d’assurer une qualité optimale des services à une clientèle en difficulté d’adaptation. Dans un entretien, Mélanie Boivin nous confie sa joie et son soulagement de voir cette formation s’implanter.