L’île Sainte-Hélène. «Isolé, quoiqu’à deux pas de la ville, voilà le site idéal, où pendant huit mois chaque année, nos étudiants éloignés des désordres d’une ville cosmopolite trouveront enfin la réalisation de la devise de l’université moderne: Mens sana in corpore sano.» C’est à cet endroit qu’aurait pu être construite l’Université de Montréal si les propos de l’architecte Henri Talbot-Gouin en 1919 avaient rallié les autorités concernées. Ou elle aurait pu être érigée dans le parc La Fontaine et être proche de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, qui aurait pu se transformer en hôpital universitaire.
C’est ce qu’on apprend dans le riche ouvrage L'Université de Montréal: une histoire urbaine et internationale, coécrit par Micheline Cambron, professeure émérite du Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal, et l’historien Daniel Poitras, diplômé de l’UdeM. Nous les avons rencontrés.