Le Réseau de recherche en santé des populations du Québec (RRSPQ), et en particulier ses axes Santé mondiale et Éthique, viennent de mettre en ligne une formation en libre accès sur les changements climatiques et leurs répercussions sur la santé des populations et les migrations et déplacements forcés ou contraints.
Lisa Merry, professeure agrégée à la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal et à la tête de l’axe Santé mondiale, raconte que la formation est née pendant la pandémie de COVID-19. «Au début, on voulait organiser une activité grand public sur l’immigration, les changements climatiques et la santé, mais le projet est tombé à l’eau à cause de la pandémie. Comme on trouvait que le sujet était d’actualité, on s’est demandé ce qu’on pourrait faire à la place et l’on a décidé de créer une formation offerte en ligne», dit-elle.
La formation s’est construite en deux temps. Tout d’abord, Lisa Merry, Matthew Hunt, professeur agrégé à l’École de physiothérapie et d’ergothérapie de l’Université McGill et directeur de l’axe Éthique, et leur équipe ont proposé à des membres du RRSPQ représentant différentes disciplines et expertises de participer à un atelier pour déterminer des thèmes pertinents à aborder dans la formation. Ensuite, ils ont invité une vingtaine d’experts du Québec et d’ailleurs à partager leurs réflexions et leurs connaissances dans les modules de la formation constituée de capsules vidéos, d’entrevues avec des spécialistes, de vignettes et de jeux-questionnaires. «On savait que personne ne lirait de longs textes ou des articles de recherche, alors on a essayé de rendre ça ludique», souligne la professeure, qui est aussi chercheuse au Centre de recherche SHERPA.
Concrètement, les modules de la formation portent sur le climat et les changements climatiques, leurs conséquences sur la santé des populations et des individus (incluant la santé mentale) et les migrations qu’ils provoquent, le statut des migrantes et migrants et leur accès aux services, les vulnérabilités des populations touchées (dont les communautés autochtones) et, enfin, les stratégies d’adaptation et les pistes de solution.