Le cas des questions écologiques
Pour Natalie M. Fletcher, le traitement des questions relatives à l’environnement et à la crise climatique devrait faire davantage de place aux jeunes, car elles concernent directement leur futur et moins celui des adultes plus âgés.
«Les jeunes se soucient énormément de l’environnement, ils vivent de l’écoanxiété et veulent prendre part à la discussion. Il importe donc de créer des lieux d’échange pour qu’ils puissent s’exprimer sur cette préoccupation qui les habite et pour les aider à trouver ce dont ils ont besoin pour se sentir agents de changement», affirme-t-elle.
La professeure suggère ainsi de poser des questions sur les relations entre l’humain et la nature, sur la position de l’humain par rapport aux animaux, sur la place du végétarisme, sur la nature comme un droit, etc. À ce chapitre, elle remarque que les jeunes d’âge préscolaire ont tendance à avoir un point de vue plutôt animiste: tout est vivant.