Des études réalisées dans neuf pays
Le corpus des 22 études – qui ont été réalisées dans neuf pays – comporte 8 essais randomisés avec groupe témoin, considérés comme la norme d'excellence en recherche, et 14 sont des études longitudinales.
À partir des données recueillies, Kevin Jamey a constaté que l’apprentissage d’un instrument de musique procure un effet positif «moyen-fort» sur le contrôle de l'inhibition.
Ainsi, les essais randomisés avec groupe témoin révèlent un effet de taille moyen de 0,60, un résultat considéré comme significatif. «À partir d’un effet de taille de 0,4, nous sommes en mesure, par exemple, de faire des recommandations de changements de politiques publiques», illustre le doctorant.
Pour ce qui est des études longitudinales, c’est-à-dire menées sur une plus longue période auprès d’une cohorte de jeunes, l'effet de taille reste significatif bien que plus modeste, soit 0,36.
«Ces résultats dépassent ceux des méta-analyses précédentes sur les effets de l'apprentissage musical transférés aux fonctions exécutives en général, commente Simone Dalla Bella. Ils surpassent également ceux relatifs à l'efficacité d'autres types d'entraînements cognitifs tels les jeux vidéos.»