Des données recueillies sur cinq ans à l’UdeM
Soutenue par la Direction des ressources humaines, la portion de l’ELOSMET qui concerne l’UdeM vise à brosser le tableau de la santé mentale et de la santé physique de ses employés et employées et à mettre en lumière les facteurs au travail et à l’extérieur du travail qui influencent leur état de santé.
Pour le cinquième cycle de l’étude, dont les données ont été recueillies en 2023, plus de 1050 membres du personnel de l’UdeM ont répondu au questionnaire qui leur avait été transmis.
En voici les principaux résultats.
Santé mentale
- Les symptômes de détresse psychologique sont demeurés les mêmes en 2023 par rapport à l’année précédente, soit 36,3 % et 36,6 % respectivement. Il s’agit là d’un taux analogue au premier cycle, réalisé en 2019 (avant la pandémie), soit 39,5 %. Rappelons que, au cours de la crise sanitaire, près de 41 % des répondants et répondantes de l’UdeM affirmaient ressentir des symptômes de détresse psychologique.
- L’épuisement professionnel a touché 23,3 % du personnel en 2023, une légère baisse par rapport à 2019 (25 %), mais une hausse relativement à 2022 (21,9 %).
- Avec un taux de 21 %, l’usage de médicaments psychotropes en 2023 a considérablement diminué par rapport à l’année précédente, où 25,1 % des gens avaient répondu y avoir eu recours.
«Globalement, la situation à l’UdeM est mieux que dans les autres milieux de travail ayant participé à l’ELOSMET, souligne Alain Marchand, professeur titulaire à l’École de relations industrielles. Au chapitre de l’épuisement professionnel, les membres du personnel de l’Université affichent en moyenne 4,6 % moins de symptômes d’épuisement professionnel, tandis que les résultats sont semblables en ce qui a trait à l’usage de médicaments et aux symptômes de détresse psychologique, ce qui demeure néanmoins préoccupant.»
Santé physique
Parmi les répondantes et les répondants de l’UdeM ayant pris part à l’étude:
- 27,1 % ont dit souffrir d’obésité en 2023, une tendance à la hausse par rapport à 2019, où cette proportion était de 23,3 %;
- 17,5 % ont rapporté des problèmes cardiovasculaires en 2023, par rapport à 15,9 % au premier cycle de l’étude;
- 58,4 % ont déclaré des troubles musculosquelettiques (TMS) aux membres supérieurs en 2019, contre 57,1 % en 2019;
- 46,1 % ont signalé des TMS au dos en 2023, un taux stable par rapport à 2019 (45,3 %).
«Ces résultats sont également comparables à ceux recueillis auprès des autres milieux de travail, exception faite de l’obésité, qui touchait 7,3 % moins de personnes de l’UdeM que dans d’autres organisations», dit celui qui est directeur scientifique de l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail.