Une étude publiée aujourd’hui et réalisée par Linda Pagani, professeure à l'École de psychoéducation de l'Université de Montréal, met en lumière les risques à long terme liés à une exposition précoce à des contenus violents durant l'enfance et susceptibles de se manifester par des comportements antisociaux chez les adolescents une dizaine d’années plus tard.
«Bien que des études antérieures aient démontré que l'exposition à des modèles violents et la récompense de comportements agressifs peuvent avoir un effet immédiat sur l'agressivité chez les enfants de quatre ans, peu d'entre elles ont exploré leurs conséquences à long terme sur le comportement antisocial. Nous avons donc choisi d’étudier ces conséquences chez les adolescents, explique Linda Pagani, qui est aussi chercheuse au Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte-Justine. Notre équipe de recherche a également ciblé des enfants issus de la classe moyenne, car ce groupe est statistiquement moins susceptible de manifester des comportements agressifs ou nuisibles envers autrui, ce qui en fait une population idéale pour examiner cette question.»