«Je suis persuadé que l'écoute est ce qui aide vraiment les patients. Pour bien écouter, il faut être à l'aise avec ses propres émotions. Depuis que j'ai changé mon non-verbal, les patients me disent: “Je vous fais confiance, docteur.” Ce ne sont pas les mots qui rassurent, mais l'attitude. En médecine comme devant une œuvre d'art, tout dépend de notre perspective. Le véritable motif de consultation se cache souvent derrière les mots. Pour trouver les maux derrière les mots, il faut écouter avec les yeux: lever la tête, capter les silences, aller au-delà du discours. Ces compétences essentielles ne s'apprennent pas dans les livres. Les artistes expriment les non-dits; nous enseignons aux étudiants et étudiantes à percevoir ce qui se cache dans une œuvre, à aller au-delà de l'analyse rationnelle pour explorer la nuance de l’interprétation qui, elle, dépend de nos propres filtres. Plus on se connaît, plus on devient un bon médecin.» — Dr Jean-Baptiste Paolini, chargé d’enseignement de clinique au Département d'anesthésiologie et de médecine de la douleur