Un mot clé: découvertes
La série Ultrasons rassemble chaque année plusieurs variétés de musiques numériques, permettant au public de plonger entièrement dans cet univers. La présente édition sera ainsi l’occasion de découvrir notamment des performances, des œuvres acousmatiques ou de vidéomusique de même que deux installations musicales. L’une des particularités qui caractérisent Ultrasons est, selon Nicolas Bernier, le volet imprévisible des concerts, engendré par la nature des projets qui y sont présentés. «Dans la plupart des concerts auxquels on peut assister à la faculté, on a une bonne idée de ce qu’on vient voir. On sait quelle forme musicale on va entendre et à peu près où les musiciens seront placés. Avec Ultrasons, c’est vraiment différent: c’est parfois l’inconnu jusqu’à la toute dernière seconde», spécifie le professeur.
Parmi tous les types de musique explorés par les étudiantes et les étudiants cette session-ci, l’un ressort du lot: la musique acousmatique. Au total, ce sont plus d’une dizaine d’œuvres de ce genre qui seront jouées les 24 et 25 avril à la Faculté de musique. Présentée sans interprète sur scène, la musique acousmatique est caractérisée par un travail du son qui n’est pas nécessairement guidé par les hauteurs, les valeurs de rythme ou le contrepoint. La source sonore est le plus souvent inconnue des gens qui en font l’écoute, ce qui différencie ce genre de la musique symphonique, par exemple, où l’on peut distinguer la source sonore autant visuellement qu’à l’oreille. Les œuvres acousmatiques sont présentées sous un dôme de 24 haut-parleurs, ce qui rend l’expérience unique en raison de la grande qualité d’écoute que procure ce dispositif.
Un autre format d’œuvre permettra de faire l’expérience de la musique autrement: deux installations font partie de la programmation d’Ultrasons et le public pourra les découvrir dès 18 h 45 les deux soirs. À la différence de la musique acousmatique ou des performances qu’on écoute le plus souvent de façon statique, l’installation est un dispositif qui demande qu’on soit actif, en mouvement.
L’installation de Zachary Hardy est interactive. Cela signifie que, pour engendrer la dimension sonore, il faut interagir avec l’œuvre.
«Je suis très attiré par les médias interactifs à la base, comme le jeu vidéo. Quand je conçois une installation, j’aime penser à la façon dont les gens vont interagir avec l’œuvre et l’espace et l’habiter», explique le jeune homme.
Pour réaliser son projet, il a dû élaborer une application et effectuer la programmation, en plus de construire les différentes composantes physiques de son installation. «C’est sûr que ce sont de gros projets à mettre en place, mais c’est ce qui est plaisant de la série Ultrasons: on peut vraiment faire ses explorations personnelles, peu importe l'étendue de ses idées», mentionne-t-il.