Extraire les données pour les faire parler
Or, la tâche n’était pas simple. «Les données spécifiques sur les abeilles n’existent pas», note Liliana Perez. Les scientifiques ont donc recouru aux données de diverses sources, de l’indice de la qualité de l’air (pour les humains) aux concentrations moyennes d’ozone en passant par l’indice de végétation, la température et les précipitations journalières, la direction et la vélocité des vents de même que la pression atmosphérique. «Nous voulions déterminer quelles variables influaient davantage sur les comportements des abeilles», ajoute la chercheuse.
L’équipe a ensuite fait des analyses statistiques et utilisé un algorithme d’apprentissage automatique existant pour prédire la survie des abeilles et les facteurs déterminants de leur survie. Les analyses ont confirmé que plus la qualité de l’air baissait, plus la survie des abeilles diminuait.