Déterminer des codes
En 2001, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a créé la Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé, un système de critères qui permet d’harmoniser la compréhension des maladies, mais surtout de définir la façon dont une condition nuit au fonctionnement d’un individu chez lui comme dans la société. «C’est un modèle biopsychosocial qui encadre la façon de penser une maladie, au-delà d’un traitement médical», explique le professeur.
Cette classification comprend plus de 1400 codes qui dépeignent chaque aspect fonctionnel possible pour un être humain. «En théorie, on peut utiliser ce type de codage pour décrire une personne, mais on peut aussi regrouper les codes spécifiques à une maladie», précise-t-il. Au-delà de la barrière de la langue et de la culture, ces codes facilitent la reconnaissance des défis que pose un handicap grâce au langage commun qui est ainsi instauré. «Je peux facilement collaborer avec des gens de partout parce qu’on utilise les mêmes codes», affirme-t-il. C’est donc à la définition de cette batterie de codes prioritaires pour la surdicécité qu’une équipe de recherche multidisciplinaire internationale s’est attelée, sous la direction scientifique de Walter Wittich. Le bilan de l’expérience a été publié dans le British Journal of Visual Impairment.