C’est une occasion tout à fait spéciale qui s’offre aux étudiants et étudiantes de l’Université de Montréal, mais également des autres universités montréalaises. La construction du Réseau express métropolitain (REM) s’accompagne d’un programme d’art public, UniR, auquel CDPQ Infra a intégré un volet éphémère, en partenariat avec les quatre universités de la métropole (UdeM, UQAM, McGill et Concordia), qui offrent tour à tour un cours menant à la création d’œuvres. «C’est très original comme formule», affirme le professeur invité Sylvain Bilodeau, responsable du cours pour l’Université de Montréal donné par la Faculté de l’aménagement.
Depuis le mois de mai, la cohorte a donc pu découvrir l’art public à travers des présentations, conférences de spécialistes et visites de terrain pour ultimement proposer des œuvres qui seront installées aux alentours de la future station Édouard-Montpetit du REM.
Les trois équipes interuniversitaires et interdisciplinaires ont présenté leurs intentions conceptuelles et de fabrication devant jury le 13 juin à la Faculté de l’aménagement. «Nous nous inspirons des processus et procédés de la réalité professionnelle de la pratique en art public, puisque l’un des buts est de préparer la relève», note Sylvain Bilodeau.
Le jury était composé des artistes Stephen Schofield et Mathieu Latulippe, de même que de Nicole Valois, professeure à l’École d’urbanisme et d’architecture de paysage de l’Université de Montréal. Si l’objectif de ce jury n’était pas de désigner un projet gagnant comme c’est le cas dans les concours d’art public, ses commentaires ont pu faire réfléchir les équipes à des questions techniques comme conceptuelles.