Une expérience «galvanisante»!
Pour vérifier l’hypothèse en question, Karina Moïn-Darbari et ses collègues ont recruté 38 femmes, réparties en deux groupes égaux. Le premier groupe comprenait 19 danseuses expérimentées, s’exerçant en moyenne 12 heures par semaine depuis plus de 16 ans. Le groupe témoin était pour sa part composé de 19 femmes qui ne pratiquaient pas la danse de façon assidue.
Pour évaluer le contrôle postural, l’équipe a eu recours à une plateforme de force, un dispositif analogue à une balance électronique, capable de mesurer avec précision les oscillations du corps. Les participantes ont été soumises à quatre conditions: yeux ouverts et yeux fermés, sur une surface stable et une surface instable.
L'innovation principale de cette étude réside dans l'utilisation de la stimulation vestibulaire galvanique. Cette technique consiste à appliquer un courant électrique de faible intensité sur les mastoïdes, les os situés derrière les oreilles, pour stimuler le système vestibulaire. Cette stimulation provoque une sensation d'oscillation comparable à celle ressentie sur un bateau en mouvement.