Parmi les lieux communs les plus répandus sur les bienfaits de la musique figure celui selon lequel elle nous rendrait plus empathiques. Qu’il s’agisse d’enfants jouant dans un orchestre ou d’adultes chantant dans une chorale, la pratique musicale est souvent perçue comme un vecteur naturel de développement social et émotionnel. Mais que disent les données? C’est à cette question qu’a voulu répondre une équipe de recherche du Département de psychologie de l’Université de Montréal composée des étudiantes Dorothée Morand-Grondin et Beatriz Oliveira et des professeurs Floris van Vugt et Simon Rigoulot.
En scrutant la littérature existante, l’équipe a relevé des résultats contradictoires: certaines études trouvent une corrélation positive entre musique et empathie, d’autres non, et d’autres même une corrélation inverse. Les chercheurs ont donc recruté de 169 musiciens et non-musiciens adultes pour étudier s’il y a réellement un lien entre la pratique musicale en général, l’empathie et la prosocialité.