À Maria, petite ville d’environ 2600 habitants en Gaspésie, au cœur de la baie des Chaleurs, la submersion marine et l’érosion côtière déstabilisent le quotidien de la population. Les tempêtes de plus en plus nombreuses forcent les résidants à se poser des questions difficiles.
Maria a subi plusieurs évènements marquants depuis les deux dernières décennies, notamment à la pointe Verte. En 2023, trois tempêtes consécutives ont frappé de plein fouet le secteur. L’absence de glace l’hiver accentue l’érosion des terrains en bord de mer, et les débris destructeurs charriés par la tempête causent de plus en plus de dégâts, ce qui pose des questions non seulement quant à la sécurité des personnes, des biens, des bâtiments et infrastructures, mais aussi relativement à la viabilité même de ce secteur.
Dans ce contexte, le ministère de la Sécurité publique a communiqué avec Isabelle Thomas, professeure à la Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal, et son équipe ARIAction afin de travailler sur un scénario de réorganisation spatiale de la municipalité assurant la sécurité des personnes et des biens. «Une réflexion globale est engagée en ce qui concerne l’érosion côtière et la submersion marine. La Ville de Maria, grâce à une dynamique et un courage assez importants, a décidé de travailler avec le ministère de la Sécurité publique pour mettre sur pied un projet qui lui permette de transformer de manière résiliente la collectivité, ce qui améliorera la qualité de vie de ses résidants», raconte-t-elle.