Perte des traditions orales et des mémoires collectives à mesure que les aînés disparaissent. Départ des jeunes générations en raison de perspectives professionnelles limitées. Transfert des vestiges vers des organismes éloignés du territoire où ils ont été découverts.
Dans une région aussi isolée que la Basse-Côte-Nord, dans le Nutshimit, la protection et la valorisation du patrimoine sont un défi de taille.
Devant cette réalité, une équipe de recherche a fait appel à la technologie pour transmettre des savoirs et créer des ponts entre les générations. Grâce à la photogrammétrie, la modélisation 3D et l’archéologie ludique, des lieux, des objets et des paysages ont été recréés numériquement.
Lancé en 2020, ce projet a été porté par Diane Martin-Moya, chercheuse invitée au Département d’anthropologie de l’Université de Montréal, et Manek Kolhatkar, de l’Université de Sherbrooke, archéologue chez Archéo-Mamu Côte-Nord, un organisme de partenariat innu et allochtone spécialisé en archéologie qui a fermé ses portes en 2024.