Il y a le patrimoine culturel et il y a les voix. Et maintenant, les deux ne font plus qu'un.
À l'Université de Montréal, sur les 4000 objets de la collection ethnographique du Département d'anthropologie, environ 500 sont des biens culturels autochtones des communautés atikamekw nehirowisiw, innue et inuite (Inuinnait, Netsilingmiut et Nunavimmiut).
En classe et en ligne, ces objets – des raquettes et des porte-bébés, des couteaux à neige et des lampes à huile – peuvent susciter l'intérêt des apprenants pour l'histoire, la géographie et l'anthropologie, les aider à comprendre différentes sociétés et différents territoires, piquer leur curiosité pour le patrimoine et développer leur sensibilité culturelle.
Mais jusqu'à récemment, il manquait à la collection des voix pour leur redonner vie, à savoir les témoignages des membres des communautés autochtones qui détiennent les connaissances culturelles nécessaires pour interpréter l'histoire derrière les objets et leur signification.
Aujourd'hui, grâce à une initiative d’un spécialiste de la Faculté des sciences de l'éducation de l'UdeM et des membres de l'équipe du projet, ces voix peuvent être entendues. Le projet s'intitule Rencontres au cœur de la collection ethnographique et est dirigé par Kevin Péloquin, professeur adjoint au Département de didactique de la faculté.