Cette méthode s'enracine dans sa conviction qu’il a du rôle social de l'archéologie: «La seule façon de comprendre le monde dans lequel on vit, c'est de le comparer avec le monde d'hier», affirme-t-il.
À l'approche de ses 69 ans, Jacques Perreault prépare méticuleusement sa succession. «Des sites comme Argilos, ça ne se donne plus», déclare-t-il, conscient de cette rareté. Heureusement, il peut compter sur une équipe solide, soudée et compétente pour prendre la relève.
«À la retraite, je veux continuer d’être présent à Argilos, mentionne-t-il. Ausculter le matériel qu'on trouve sur le terrain, l'étudier et publier: c’est ce que je voudrais faire… pendant que la tête est toujours là! À cet égard, je suis très reconnaissant envers le ministère de la Culture de Grèce et les collègues grecs avec qui j’ai collaboré durant toutes ces années; c’est un privilège de pouvoir effectuer des recherches sur des sites archéologiques aussi riches en culture matérielle.»
Au terme de ce parcours exceptionnel, Jacques Perreault laisse bien plus qu'un héritage scientifique: il lègue un rêve vivant qui continuera de vivre aussi longtemps que de jeunes gens ressentiront cette même fascination devant les mystères du passé.
Car c'est là, peut-être, la plus belle découverte de l'archéologue: avoir compris que les rêves, comme les civilisations antiques, ne meurent jamais vraiment: ils se transmettent!
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