Après avoir atteint un taux de diplomation et de qualification de 90,8 %, le CSSMB affiche aujourd’hui un taux de 87,6 % pour la cohorte de 2017. Une baisse qui s’inscrit dans une tendance observée à l’échelle du Québec. Chez les groupes d’élèves les plus vulnérables, cette diminution varie de 2 à 4,5 %.
La pandémie, combinée à des transformations sociodémographiques majeures, a fragilisé les trajectoires scolaires. À Montréal, l’arrivée annuelle de milliers de nouveaux élèves, dont plusieurs en classe d’accueil, accentue la pression sur les écoles. À cela, il faut ajouter le nombre d’élèves en difficulté d’apprentissage ou d’adaptation. «Depuis 2015, le taux d’augmentation d'élèves autistes est de 100 %, a mentionné Eric Lauzon, directeur général adjoint du Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys. Les vulnérabilités ne s’additionnent plus, elles se multiplient.»
S’appuyant sur le récent rapport du Conseil supérieur de l’éducation consacré aux problèmes épineux vécus par les écoles de la province, la direction du CSSMB a rappelé que les défis éducatifs contemporains (inégalités sociales, inclusion, réussite, socialisation) exigent une approche systémique et des pratiques validées scientifiquement. «Pour arriver à résoudre des questions délicates, on doit se tourner vers des pratiques exemplaires et s'assurer que la science peut orienter les décisions et les gestes au quotidien. Il faut être aussi sérieux en éducation qu’on l’est en médecine», a affirmé Dominic Bertrand, directeur général du CSSMB, plaidant pour des décisions éclairées par des données probantes.