Le scarabée japonais (Popillia japonica) est l’un des insectes envahissants les plus redoutés en Amérique du Nord. Introduit accidentellement au début du 20ᵉ siècle, il sévit aujourd’hui jusqu’à Vancouver et au-delà des Alpes.
Particulièrement polyphage (on le sait friand de plus de 300 espèces de plantes et d’arbres), cet insecte ravage les cultures et les jardins, au point d’avoir inspiré une panoplie de stratégies de lutte.
Parmi elles, les pièges combinant phéromones sexuelles et composés floraux sont largement utilisés tant par les agriculteurs que par les particuliers. Simples, peu coûteux et sans insecticide, ils semblent incarner la solution écologique idéale.
Mais une récente étude menée par Simone Aubé, alors étudiante dirigée par Jacques Brodeur, écologiste et professeur au Département de sciences biologiques de l’Université de Montréal, invite à regarder de plus près ce qui se prend réellement dans ces pièges et leurs effets sur la biodiversité.