Lorsqu’il s’agit des changements observés après une commotion cérébrale, les résultats demeurent plus prudents. Comme le nombre d’athlètes ayant subi une commotion était plus restreint dans l’échantillon, les conclusions restent exploratoires, indique Mariane Doucet.
Si aucune différence statistiquement significative n’a pu être confirmée avec certitude après une commotion cérébrale, une tendance semble toutefois se dégager: une diminution des ondes thêta après la blessure, autant chez les filles que chez les garçons.
Les ondes thêta sont souvent liées à l’attention, à la mémoire de travail et à la prise de décision – des fonctions fréquemment altérées après une commotion. «Une baisse des ondes thêta pourrait refléter des perturbations dans certaines fonctions cognitives, comme la capacité à se concentrer, à retenir de l’information à court terme ou à prendre rapidement des décisions», signale la chercheuse.
En contexte sportif, ces fonctions sont cruciales, poursuit-elle. Un joueur qui revient trop tôt au jeu pourrait ainsi avoir plus de difficulté à suivre l’action, à anticiper les mouvements ou à réagir efficacement, même si ses symptômes subjectifs semblent s’être atténués.
La chercheuse tient par ailleurs à préciser qu’il n’existe probablement pas une seule signature cérébrale de la commotion, plusieurs profils pourraient coexister selon l’individu, le type d’impact et les blessures déjà subies.