L’UdeM accueille le Forum d’action sur l’itinérance et la vulnérabilité de l’ACSR

En 5 secondes Le 5 juin, l’Université de Montréal a accueilli le Forum d’action sur l’itinérance et la vulnérabilité, présenté à l’occasion du tournoi national 2026 de l’Association canadienne de soccer de rue.
Les intervenants au Forum d’action sur l’itinérance et la vulnérabilité

Pour sa deuxième édition, le tournoi national de l’Association canadienne de soccer de rue (ACSR) s’est tenu à Montréal et a rassemblé des joueurs, intervenants communautaires, partenaires, leaders du milieu et membres de la communauté de partout au pays.

Le Forum d’action sur l’itinérance et la vulnérabilité, présenté le 5 juin au campus MIL de l’Université de Montréal à l’initiative d’Ahmed Jérôme Romain, professeur agrégé à l’École de kinésiologie et des sciences de l’activité physique de l’UdeM, a lancé l’évènement: il s'agissait d'une journée d’échanges consacrée aux questions liées à l’itinérance et à l’exclusion sociale. À titre de membre du conseil d’administration de l’ACSR, il s’occupe du développement de la recherche pour montrer ce que les avancées réalisées permettent de faire au bénéfice des participants. 

Le chroniqueur sportif et animateur à RDS Meeker Guerrier a animé les discussions auxquelles ont pris part plusieurs acteurs concernés par ces questions, dont le commissaire à l’itinérance de la Ville de Montréal, Julien David-Pelletier, et le directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Fady Dagher.

Marquer des «buts» en équipe

Les échanges ont souligné l’importance des partenariats et des approches concertées pour mieux soutenir les populations vulnérables partout au Canada et mis en lumière le rôle du sport comme levier d’inclusion, de soutien et de mobilisation auprès des personnes en situation de vulnérabilité.

«Au soccer, on passe le ballon. En itinérance, c’est la même chose: la police passe le ballon au réseau de la santé, la santé le passe au milieu communautaire, puis ensemble, on accompagne la personne vers les ressources dont elle a besoin. Chacun joue son rôle, mais c’est en équipe qu’on marque des buts», a déclaré Fady Dagher. 

Une avenue que le chef du SPVM a élaborée avec la Faculté de médecine de l’UdeM consiste d’ailleurs à amener des résidentes et résidents en psychiatrie sur le terrain, aux côtés des policiers. Dans certains cas, l’évaluation dans la communauté peut éviter une hospitalisation ou briser le cycle des portes tournantes. «À mes yeux, ce type d’approche fait partie des solutions d’avenir pour mieux soutenir les personnes les plus vulnérables», a-t-il ajouté.

Le doyen de la faculté, Patrick Cossette, a abondé dans son sens. «Les questions liées à l’itinérance et à l’exclusion sociale, ça nous concerne tous. Pour faire avancer les choses, il faut travailler ensemble: les organismes communautaires, les services sociaux, les acteurs de la sécurité publique, le réseau de la santé, les décideurs et le milieu universitaire, a-t-il dit. À la Faculté de médecine, la responsabilité occupe une place très importante dans nos actions et nos priorités.»

Nourrie par les témoignages et l’expérience vécue, cette journée de réflexion a aussi permis de faire émerger plusieurs pistes d’action et de consolider les liens entre les partenaires présents.

Le sport comme lieu d’appartenance

Bien au-delà de la compétition, le tournoi national de l’Association canadienne de soccer de rue crée des espaces inclusifs où les participantes et participants peuvent reprendre confiance, développer un sentiment d’appartenance et tisser des liens significatifs. Partout au pays, ses programmes favorisent l’inclusion sociale et réduisent les barrières à la pratique sportive pour des personnes issues de parcours variés.

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