Deux étudiantes de l’Université de Montréal ont pris part au U7+ Student Challenge 2026, qui s’est tenu du 25 au 29 mai à l’Université Ashesi, à Berekuso, au Ghana.
Organisé par l’Alliance U7+ des universités mondiales, cet évènement international a réuni des étudiantes et étudiants issus de 17 universités de 11 pays. Répartis en équipes multidisciplinaires, ils ont été invités à réfléchir au rôle des universités dans un monde marqué par des enjeux sociaux, environnementaux et politiques croissants, en repensant notamment leur «troisième mission», soit leur contribution aux communautés.
Avant leur arrivée au Ghana, les équipes avaient amorcé un travail collaboratif à distance. Elles devaient entre autres produire une courte vidéo pour l’U7+ Presidential Summit à Paris et commencer à structurer une réflexion autour de l’un des trois sous-thèmes proposés: les infrastructures sociales et physiques, la lutte contre la désinformation ou l’accès inclusif aux compétences.
Pendant la compétition, les équipes ont travaillé à l’idéation de projets destinés à renforcer l’ancrage local des universités. Les deux étudiantes de l’UdeM étaient dans des équipes distinctes et ont donc contribué à des propositions différentes. Pensées comme des modèles adaptables, ces propositions visent à inspirer de futures initiatives au sein du réseau U7+.
Laetitia Coulidiati a participé à l’élaboration du projet S.E.E.D. (Social Exchange for Educational Democracy), retenu comme meilleur projet de la compétition. Il avait pour objet de réduire la distance entre les universités et les communautés locales. Au lieu d'attendre des populations qu'elles se rendent à l'université, c'est l'apprentissage qui s'invite directement dans les aires de vie quotidienne de la communauté. À travers des séances publiques et accessibles, cette approche crée un véritable terrain d’échange réciproque où les savoirs universitaires et les expériences locales se rencontrent.
De son côté, Gabrielle Goyet a contribué au projet Akwaaba Skills, qui proposait de mettre en lumière les compétences déjà présentes au sein des communautés en favorisant des initiatives de formation, de mentorat et de collaboration avec les universités. Le projet a été conçu pour valoriser les savoirs informels et traditionnels, reconnaissant qu’il s’agit d’une source de savoir aussi légitime que les savoirs universitaires.