La mouche soldat noire qui convertit les déchets organiques en biomasse. Le grillon qui apporte croustillant et protéine à l’assiette. Le ténébrion meunier qui a le potentiel de dégrader le plastique.
Longtemps relégués à la nature sauvage, les insectes font aujourd’hui l’objet d’élevages intensifs, au même titre que certains animaux. Au Québec comme ailleurs, différentes espèces sont produites pour leur potentiel nutritif ou écologique et sont bien souvent présentées comme des solutions d’avenir à des enjeux éthiques et environnementaux.
Mais derrière cet engouement se cachent des réalités plus complexes. Comme toute production animale, l’élevage d’insectes est confronté à des défis sanitaires, techniques et économiques encore largement sous-estimés.
Constatant le manque de lignes directrices au Québec quant à ce type d’élevage, une équipe de recherche multidisciplinaire de l’Université de Montréal s’est intéressée à la biosécurité de ces productions relativement nouvelles.
Plus précisément, dans une nouvelle étude, Guillaume Saint-Jacques, alors étudiant au baccalauréat en sciences biologiques, s’est allié à Marie-Odile Benoit-Biancamano, professeure à la Faculté de médecine vétérinaire, et à Colin Favret, professeur au Département de sciences biologiques, pour analyser la résistance bactérienne de différentes souches de ténébrions meuniers.