Une collaboration entre une équipe de recherche de l’Université de Montréal et des citoyens a permis de découvrir de nombreuses bactéries dans les eaux du Québec capables de former des biofilms, ces communautés microbiennes qui adhèrent aux surfaces.
Dans le cadre de cette étude, dont les résultats ont été récemment publiés dans la revue Canadian Journal of Microbiology, des bénévoles ont recueilli 76 échantillons d’eau provenant de lacs, de rivières et d'autres cours d’eau à travers le Québec.
Les échantillons ont ensuite été envoyés au laboratoire d’Yves Brun, professeur au Département de microbiologie, infectiologie et immunologie de l’Université de Montréal, où plus de 430 souches bactériennes ont été isolées afin d’explorer la manière dont les bactéries aquatiques s’attachent aux surfaces à l’aide de structures spécialisées appelées «adhésines polaires».
Parmi ces bactéries, les scientifiques ont mis au jour 34 isolats capables de former des biofilms par adhésion polaire, un mécanisme bien connu chez la bactérie Caulobacter crescentus. Il s’agit d’un modèle étudié par Yves Brun et son équipe depuis plus de 30 ans et qui produit la colle la plus puissante jamais mesurée en laboratoire.