Les travaux réalisés par Naglaa Shoukry et Petronela Ancuta, également professeures de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, ainsi que leurs équipes démontrent que, chez les personnes infectées par l’hépatite C, certaines cellules immunitaires deviennent plus vulnérables à l’infection par le VIH. Ainsi, ces cellules produisent davantage la protéine CCR5, utilisée par le VIH comme porte d’entrée pour infecter l’organisme. Plus la quantité de virus de l’hépatite C dans le sang est élevée, plus ces cellules semblent facilement accessibles au VIH.
Même après la guérison de l’hépatite C et malgré un traitement antirétroviral efficace, des traces du VIH continuent de persister dans ces cellules. Les résultats de l’équipe de recherche indiquent qu’elles pourraient jouer un rôle important dans le maintien des réservoirs viraux, l’un des principaux obstacles à l’élimination totale du virus.
Cette nouvelle étude met en lumière la façon dont les réservoirs du VIH se forment et se maintiennent dans l’organisme. Elle ouvre ainsi la voie à de nouvelles stratégies visant à mieux cibler les réservoirs du VIH.
En mettant au jour les mécanismes qui permettent au virus de se cacher et de survivre à long terme, la recherche se rapproche d’un objectif poursuivi depuis plusieurs décennies: parvenir un jour à une guérison définitive du VIH.