Valérie Plante, première mairesse de Montréal, a quitté la vie politique depuis plusieurs mois déjà. Après avoir pris une pause professionnelle, écrit un roman et pris part à l’animation d’un projet de télévision, voilà qu’elle est prête à embrasser un nouveau chapitre de sa carrière. Ces jours-ci, Valérie Plante fait sa rentrée universitaire. Diplômée de l’Université de Montréal, elle y revient alors que la Maison des affaires publiques et internationales de la Faculté des arts et des sciences (FAS) l’accueille comme experte invitée, un rôle fait sur mesure pour elle.
«L’expérience de Valérie Plante en gouvernance municipale, son expertise sur ce qui touche à la participation citoyenne, à la transition écologique, aux relations avec la société civile et sa présence au sein de comités à l’international seront au cœur de ce qu’elle pourra transmettre aux communautés étudiantes et de la recherche de la Faculté des arts et des sciences. Je suis ravi qu’elle ait accepté notre invitation», souligne Frédéric Bouchard, doyen de la FAS. La mission de la Maison des affaires publiques et internationales est justement de rapprocher les savoirs universitaires de l’action publique et, réciproquement, de faire entrer l’expérience du terrain au cœur de la réflexion, de la formation et de la recherche. Valérie Plante y contribuera activement et rejoint ainsi Véronique Hivon, qui occupe ce rôle depuis quelques années déjà, ainsi que Stéphane Dion, qui prend également part à des activités de la Maison.
L’arrivée de Valérie Plante permettra à la communauté universitaire de bénéficier de son expérience unique acquise au cours de ses huit années à la mairie de Montréal, à la tête d’une grande administration municipale confrontée à des enjeux complexes de transition écologique, de développement économique, d’habitation, de mobilité, de participation citoyenne et de relations intergouvernementales.
«C’est un grand plaisir de m’associer à l’Université de Montréal, car les études que j’y ai menées ont joué un rôle important dans la construction de mon regard sur le monde et le développement de mon esprit critique et politique. Je crois profondément au rôle de l’université dans la recherche de solutions aux grands défis auxquels nos sociétés font face, grâce à la recherche, à l’innovation et à la formation. Ce mandat me donnera l’occasion de mettre à profit mon expérience de gestionnaire d’une grande institution pour mieux arrimer la recherche et la création de politiques publiques concrètes et efficaces. Je suis heureuse de partager mon parcours, mon réseau et mes réflexions avec une communauté d’idées qui cherche, elle aussi, à mieux comprendre les enjeux et, surtout, à trouver des solutions», explique Valérie Plante.
Dans le cadre de son mandat, Valérie Plante aura notamment la responsabilité de créer un cycle de conférences et d’évènements publics à la Maison des affaires publiques et internationales autour de priorités communes, telles que l’état de la démocratie, la participation citoyenne et la lutte contre les changements climatiques. Son expérience concrète en élaboration de politiques publiques lui permettra également d’offrir un appui ciblé à des projets de recherche et d’innovation. Elle offrira enfin du mentorat à des étudiantes et étudiants des cycles supérieurs et interviendra dans plusieurs cours de la faculté.
En plus de mettre son expérience au service des étudiantes et étudiants et des chercheuses et chercheurs, l’ancienne politicienne aura pour rôle de contribuer au dialogue entre l’Université et les milieux de pratique et de décision. À la Maison des affaires publiques et internationales, elle participera à des activités publiques, au camp annuel sciences et politiques publiques ainsi qu’à des rencontres plus ciblées avec des équipes de recherche, des partenaires et des décisionnaires.