Accroissement des exigences linguistiques en français, plafonnement des permis d'études et des certificats d'acceptation du Québec, modification des programmes admissibles au permis de travail postdiplôme, suspension du Programme de l'expérience québécoise: comment les cégeps ont-ils réagi face à ces changements des politiques d’immigration? Et ces changements ont-ils déjà eu un effet sur le recrutement d’étudiants internationaux?
Une étude publiée dans la Revue canadienne d'enseignement supérieur, signée par Olivier Bégin-Caouette, Olivier Francis Hazoume et Marianne Paquette, de l'Université de Montréal, ainsi que Nicole Lacasse, de l'Université Laval, s'est penchée sur ces questions.
Les chercheurs ont analysé 38 politiques fédérales et québécoises adoptées entre 2019 et 2025 et comparé les réponses de 37 cégeps à deux enquêtes menées en 2019 et en 2024. Ils ont constaté que, malgré l’entrée en vigueur de politiques plus restrictives, les cégeps ont élaboré de nouvelles stratégies pour s'adapter.