Expérience entrepreneuriale internationale: Tobby Gagné revient plus que satisfait!

  • Forum
  • Le 8 janvier 2020

  • Dominique Nancy
Tobby Gagné est revenu emballé de la 3e Grande Rencontre des jeunes entrepreneurs du monde francophone, qui avait lieu en France du 16 au 24 novembre.

Tobby Gagné est revenu emballé de la 3e Grande Rencontre des jeunes entrepreneurs du monde francophone, qui avait lieu en France du 16 au 24 novembre.

Crédit : Bruno Girard

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L’étudiant Tobby Gagné dresse un bilan positif de son voyage en France effectué au sein d’une délégation de jeunes entrepreneurs québécois.

«C’était ma première mission économique en France et j’ai trouvé l’expérience vraiment intéressante et enrichissante. Je suis plus que satisfait. Je repartirais demain matin!» C’est ainsi que Tobby Gagné résume son expérience entrepreneuriale internationale avec l’Office franco-québécois pour la jeunesse.

L’étudiant du baccalauréat bidisciplinaire en communication et politique et vice-président externe du club d’entrepreneurs étudiants de l’Université de Montréal UdeM Entreprend est revenu emballé de la 3e Grande Rencontre des jeunes entrepreneurs du monde francophone, qui avait lieu en France du 16 au 24 novembre.

Ce rassemblement vise à apporter des solutions aux défis économiques, sociaux et environnementaux tout en valorisant l’entrepreneuriat et en renforçant les compétences professionnelles des femmes et des jeunes. Au cours de cette mission qui a rassemblé quelque 200 entrepreneurs de la Francophonie, les participants ont suivi des formations, effectué des activités de réseautage et assisté à des conférences et des ateliers de réflexion avec des entrepreneurs d’expérience. Les échanges se sont articulés autour des thématiques de l’entrepreneuriat social, l’entrepreneuriat féminin, l’industrie technologique et le développement durable.

Tobby Gagné dresse un bilan positif de ce voyage, qui l’a mené dans trois villes françaises, soit Strasbourg, Mulhouse et Nancy. «J’étais au sein d’une délégation de 60 entrepreneurs québécois, dont 14 étudiants qui avaient été sélectionnés pour faire partie de l’Escouade de l’ACEE [Association des clubs d’entrepreneurs étudiants du Québec], signale-t-il. Pour un jeune entrepreneur comme moi, c’est une chance extraordinaire. Les échanges auxquels j’ai pris part ont été fort pertinents. Ils m’ont permis de développer mon réseau de relations hors Québec et de valider des concepts par rapport à mon projet d’affaires.»

D’un problème au projet!

Originaire de Baie-Comeau, le jeune homme de 20 ans a déménagé en septembre à Montréal pour y poursuivre ses études à l’UdeM. «J’ai choisi l’Université de Montréal pour son programme novateur qui me permettait de toucher un peu à tout ce qui m’intéresse, souligne-t-il. Je ne suis pas déçu. Mais le campus est grand et il est très facile de se perdre. Pas simple de trouver les locaux de nos cours.»

C’est cette difficulté à s’orienter sur le campus, et les répercussions sur son niveau de stress, qui ont poussé l’étudiant à concevoir son projet d’entreprise: une application destinée à structurer la vie étudiante, permettant entre autres aux étudiants de trouver les salles de classe ou les lieux d’autres activités dans leur établissement scolaire. Il souhaite que l’application serve également aux associations de campus, parfois aux prises avec un manque de visibilité. Tobby Gagné développe présentement l’application avec un ami, un passionné de technologie comme lui.

Pour cet entrepreneur dans l’âme ‒ «j’ai toujours des projets en tête» ‒, c’est une occasion d’affaires en or. «Il y a plus de 18 500 universités dans le monde!» dit-il, sourire en coin. Ce n’est pas sa première expérience entrepreneuriale. «À 10 ans, je vendais des vers de terre dans mon voisinage! Je ne savais pas que cela s’appelait de l’entrepreneuriat», raconte l’étudiant, qui en est à la mise en œuvre de son deuxième projet d’entreprise. «J’ai toujours tendance à vouloir résoudre des problèmes. C’est dans mon tempérament.» Bref, le Baie-Comois a rapidement flairé le filon.

À propos de la culture d’affaires en France, il retient deux grandes différences avec le Québec. «Ici, on est très axé sur le produit et le profil professionnel alors que les Français ont tendance à prioriser l’individu avant son offre de services. C’est une approche complètement différente.» Selon lui, nos cousins français sont aussi davantage portés vers les technologies médicales tandis qu’au Québec on serait prédominant dans le secteur de l’intelligence artificielle.

«Je remercie l’ACEE et Les Offices jeunesse internationaux du Québec, dont fait partie l’Office franco-québécois pour la jeunesse, de m’avoir permis de vivre cette expérience formidable», conclut-il.