Brigade sanitaire étudiante à l’œuvre sur le campus

  • Forum
  • Le 2 septembre 2020

  • Martine Letarte
Des étudiants et étudiantes faisant partie de la brigade sanitaire de l'UdeM en compagnie du recteur Daniel Jutras.

Des étudiants et étudiantes faisant partie de la brigade sanitaire de l'UdeM en compagnie du recteur Daniel Jutras.

Crédit : Amélie Philibert

En 5 secondes

Une trentaine d’étudiants ont été embauchés par l’UdeM pour former une brigade sanitaire afin de rappeler les règles d’hygiène et de distanciation physique sur le campus.

Depuis le lundi 24 août, c’est la rentrée à l’UdeM et différentes activités d’accueil sont organisées sur le campus même si la plupart des cours se donneront à distance cette session-ci en raison de la pandémie de COVID-19. Pour rappeler les règles gouvernementales mises en place afin de limiter au maximum les risques d’éclosion, l’UdeM a choisi d’embaucher une trentaine d’étudiants et d’étudiantes pour former une brigade sanitaire qui sera à l’œuvre jusqu’à la fin septembre.

«Nous avons opté pour une approche par les pairs afin de rappeler gentiment les messages et donner des moyens pour les respecter», indique Martin Rioux, conseiller à l’action humanitaire et communautaire des Services aux étudiants de l’UdeM.

Coordonnateur du projet de brigade, il a travaillé en collaboration avec Isabelle Cazes, conseillère en gestion des urgences à la Direction de la prévention et de la sécurité de l’UdeM, qui s’est occupée d’adapter le campus aux nouvelles mesures instaurées par les autorités de santé publique.

Ainsi, la circulation des personnes a été repensée pour éviter les croisements: certains escaliers sont utilisés seulement pour monter et d’autres pour descendre; des portes ont aussi été désignées pour entrer et d’autres pour sortir. Sans oublier les amphithéâtres, dont les capacités d’accueil ont été réduites considérablement. De plus, si certaines cafétérias demeurent fermées, d’autres qui sont désinfectées régulièrement ont été aménagées pour qu’on puisse s’y asseoir en respectant les consignes de distanciation physique. Aussi, de gros contenants de gel désinfectant ont été placés à l’entrée des pavillons et les étudiantes et étudiants sont invités à y remplir leur petite bouteille personnelle afin de pouvoir s’en servir au besoin.

Accompagner les étudiants

À l’arrivée des étudiants et étudiantes sur le campus, des membres de la brigade sont en poste à l’entrée des pavillons, puis ils se rendent dans les corridors et endroits où la communauté de l’UdeM fait ses pauses et passe son heure de dîner.

«Si certains étudiants et étudiantes oublient de porter leur masque ou de garder les deux mètres de distance avec les autres, la brigade a le mandat de leur rappeler les règles à suivre, mais pas d’obliger les personnes à obéir, illustre Martin Rioux. On est très clair là-dessus. Notre message s’adresse à tout le monde, peu importe la perception du risque de chacun ou chacune. On veut accompagner la communauté étudiante dans le changement.»

«Jusqu’à maintenant, le campus est peu fréquenté, mais la plupart des gens qu’on aborde sont assez réceptifs», mentionne Mamadou Lo, étudiant à la maîtrise en santé publique à l’UdeM qui s’est joint à la brigade sanitaire parce que l’emploi correspond à ses valeurs et à ses champs d’intérêt.

Nadia Oliveira Trabelsi, étudiante de première année en médecine à l’Université aussi membre de la brigade, remarque sensiblement la même chose. «J’ai entendu des collègues dire que quelques personnes refusaient de porter leur masque correctement, mais la majorité semble suivre les règles», affirme celle qui a travaillé en centre d’hébergement et de soins de longue durée pendant quelques mois alors que le manque de personnel y était criant.

La brigade travaille aussi avec les associations étudiantes qui organisent des activités d’accueil, sans consommation d’alcool, sur les terrains extérieurs de l’UdeM. «Nous avons une super collaboration des associations étudiantes», se réjouit Martin Rioux.

La brigade sanitaire est aussi bien placée pour voir si des améliorations peuvent être apportées sur le campus afin de faciliter la vie des étudiants et des étudiantes. «Par exemple, s’il manque d’affiches à certains endroits, on le saura, dit Martin Rioux. Notre approche est adaptative.»