Youssef Baati, volleyeur aspirant médecin

Youssef Baati

Youssef Baati

Crédit : Marie-Reine Mattera

En 5 secondes

L’étudiant en médecine Youssef Baati a su se tailler une place de choix au sein de l’équipe de volleyball des Carabins.

Il y a trois ans, Youssef Baati a choisi de poursuivre ses études à l’Université de Montréal, ce qui lui a permis d’intégrer deux unités reconnues à l’échelle du pays: la Faculté de médecine et l’équipe masculine de volleyball des Carabins. «J’ai longtemps pensé que, tout comme mes parents, je voulais étudier en génie, a confié le joueur technique de près de deux mètres. J’avais d’excellentes notes en mathématiques, mais je n’étais pas passionné. Au final, j’ai tenté ma chance en médecine. On peut apporter du positif aux gens et surtout améliorer leur vie et c’est ce qui me plaît.» 

C’est tout un défi que s’est lancé l’athlète qui a passé près de 15 ans de sa vie en Tunisie, le pays d’origine de ses parents. La saison de volleyball est l’une des plus longues parmi tous les sports universitaires et son domaine d’études demande un niveau d’assiduité très élevé. «La Faculté de médecine et les Carabins s’occupent vraiment bien des étudiants, ce qui me permet de m’engager totalement dans tout ce que j’entreprends, a lancé celui qui s’est taillé une place au sein de la deuxième équipe d’étoiles du Réseau du sport étudiant du Québec l’an passé. Je suis quelqu’un qui a besoin de l’adrénaline de dernière minute pour performer et, avec mon horaire chargé, je suis comblé. Le moment le plus thérapeutique pour moi, ce sont les 30 minutes qui précèdent notre entraînement. «On dit des niaiseries et on relaxe. Ça fait du bien et c’est nécessaire!» 

Après trois ans à partager son temps entre le volleyball et la médecine, Youssef Baati a récemment pris une décision importante. «L’an prochain, je vais commencer mes stages et ce sera beaucoup moins évident de concilier le sport et les études. J’ai discuté avec mon entraîneur et nous avons statué que j’allais entamer la saison et que, si les choses devenaient trop difficiles, on allait reconsidérer la situation pendant l’année. Quelques étudiants-athlètes l’ont fait par le passé, alors c’est possible.»