Rencontres et réflexions
Pendant ces cinq jours, les quatre artistes se sont promenés sur le territoire forestier et aquatique de la SBL à la rencontre des chercheuses et des chercheurs qui y résident pour étudier une variété de sujets liés à la biologie et à la géographie.
Ils ont pu rencontrer plusieurs étudiantes et étudiants aux cycles supérieurs du Département de sciences biologiques de l’UdeM, notamment Charlie Sarran (supervisé par le professeur Éric Harvey) qui s’intéresse aux conséquences de l’arrivée de matières animales et végétales sur le fonctionnement des écosystèmes aquatiques, Myriam Cloutier (supervisée par le professeur Étienne Laliberté) qui développe un modèle d’apprentissage profond pour identifier les espèces d’arbres à partir d’images prises par drone, et Ariane Côté (supervisée par la professeure Sandra Ann Binning) qui étudie l’influence des infections parasitaires sur la formation des bancs de crapets-soleils.
Au contact de ces chercheuses et de ces chercheurs, les artistes en ont appris davantage sur la construction des savoirs et les enjeux du territoire en matière d’objets d’études scientifiques. Certaines idées artistiques ont émergé, mais comme cette résidence était la toute première phase d’un long processus, les artistes étaient surtout sur place pour s’immerger, absorber et explorer.
Félix Bernier, qui s’intéresse aux interrelations entre espace physique et virtuel, a été particulièrement attiré par le projet de Charlie Sarran qui laisse beaucoup de place à la variabilité. «Je songe à créer un environnement sonore avec cette variabilité, à ajouter du chaos aux données abstraites», dit-il.
Pour sa part, Laure Bourgault entrevoit la réalisation d’un documentaire expérimental à partir des gestes effectués par les chercheuses et chercheurs et de nombreuses archives trouvées dans la bibliothèque de la SBL.
Quant à Diane Morin et à Ana Rewakowicz, elles souhaitent prendre un peu de recul pour réfléchir à leurs observations, à leurs discussions et à leurs perceptions.