Une normalité singulière
Viktoriia Railianova et Olha Simoroz mentionnent qu’en Ukraine les universités continuent de fonctionner de façon presque normale, sauf que les cours sont majoritairement donnés en ligne, comme pendant la pandémie de COVID-19.
Le mode d’enseignement asynchrone est souvent privilégié, puisque la situation des étudiants et des professeurs varie énormément en fonction de la proximité avec les zones de combat et que les coupures d’électricité compliquent la connexion à Internet et fragmentent les horaires.
Pour les cours en présence et les membres de l’administration qui travaillent sur place, les établissements doivent être munis d’un abri antibombe et, si ce n’est pas le cas, les gestionnaires doivent indiquer où se situe le plus près. Dès qu’une sirène annonçant de possibles frappes aériennes retentit, toute la communauté universitaire doit aller s’y réfugier. Parallèlement, nombreux sont ceux et celles qui utilisent une application mobile pour savoir quand une alerte est lancée et quand elle se termine.
Certaines universités, comme celle d’Olha Simoroz, ont élargi leur offre de soutien psychologique à leurs membres. Par exemple, les horaires de la clinique de psychologie ont été étendus et une ligne directe pour de l’assistance en tout temps a été créée.
«Les universités ukrainiennes font face à beaucoup de défis, mais parviennent à fonctionner malgré tout», dit Viktoriia Railianova.
«C’est important que les universités puissent continuer leur mission, non seulement pour assurer l’éducation des générations qui aideront à rebâtir le pays et pour assurer les salaires des employés, mais aussi pour la santé mentale des professeurs et étudiants, qui peuvent poursuivre leur objectif de vie», ajoute Olha Simoroz.