Selon certaines estimations, il y avait 4 millions de Terriens il y a 10 000 ans, quand l’agriculture est apparue. Et la croissance de la population humaine a été plutôt lente, atteignant 190 millions de personnes il y a 2000 ans.
Pendant des milliers d’années, la natalité a été en général plus élevée qu’aujourd’hui, mais il y a eu des fluctuations importantes du nombre d’humains sur la planète, au gré des épidémies, des guerres et des famines ou autres catastrophes, mais un faible accroissement.
Or, soudainement, la courbe démographique a connu une ascension avec la révolution industrielle amorcée en Occident au 19e siècle: en un peu plus de 100 ans, la population mondiale est passée d’un milliard d’habitants en 1800 à deux milliards en 1927.
Plusieurs facteurs ont contribué à la réduction de la mortalité et donc à cette croissance de la population, dont l’augmentation du niveau de vie, les avancées sanitaires, les découvertes médicales – particulièrement les antibiotiques –, la construction d’infrastructures d’hygiène collective tels les égouts et l’explosion de la capacité de production agricole ou de biens et de services.
Par la suite, la taille de la population est passée de trois milliards de personnes à six milliards en seulement 40 ans, soit de 1960 à 1999 – avec des différences de croissance selon les régions du monde. De l’an 2000 à aujourd’hui, elle a crû de deux milliards de personnes, pour atteindre huit milliards au total.
Si c’est d’abord en Occident qu’est survenue la première phase de ce qu’on appelle la «transition démographique» au 19e siècle, soit la réduction de la mortalité, il a aussi connu en premier la seconde phase de cette transition, soit la baisse de la fécondité, si bien que l’essentiel de la croissance plus récente a lieu en Asie et dans les pays du Sud, qui eux ont entamé leur première phase au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.