Au-delà des savoirs biomédicaux
Le but? Insuffler une bonne dose d’humanisme dans la formation médicale en lui conférant une dimension émotionnelle, réflexive et sociale. «Dans notre société moderne dominée par les progrès technologiques et scientifiques, la médecine est devenue très technique. Plus on avance dans les études, plus les connaissances dominent et plus on se doit d’être objectif. Ce faisant, on s’éloigne de ses émotions et l’on perd en empathie. Or à la base, la médecine est une relation d’aide. Les arts et humanités aident à se réapproprier le monde, à renouer avec les autres et avec sa propre sensibilité», expose le Dr Olivier Beauchet.
Le professeur du Département de médecine et titulaire de la Chaire de recherche en économie créative et mieux-être se penche depuis longtemps sur les façons d’introduire plus d’humanité dans les soins afin d’améliorer l’état de santé des personnes âgées. Pour lui, la preuve est faite que l’art accroît la relation de l’individu avec lui-même et la société. Un constat repris par un rapport de l'Organisation mondiale de la santé paru en 2019 qui préconise le recours aux arts comme outil de promotion de la santé et de mieux-être des populations.