Michel Bouvier, professeur au Département de biochimie et médecine moléculaire de l’Université de Montréal et directeur général de l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC) de l'UdeM, et ses collaborateurs Madan Babu, chercheur au St. Jude Children’s Research Hospital, et Brian Kobilka, chercheur à l’Université Stanford, ont analysé les caractéristiques moléculaires et structurales dictant la capacité d’un ligand à activer un récepteur couplé aux protéines G (RCPG). Les RCPG représentant la plus grande famille de cibles thérapeutiques, ces travaux pavent la voie à la conception de médicaments plus performants. Le travail, mené par Franziska M. Heydenreich alors qu’elle était postdoctorante au laboratoire de Michel Bouvier, fait l’objet d’une publication dans le journal Science.
Plus de 500 molécules naturellement présentes chez les humains, telles les hormones, de même que le tiers des médicaments ciblent les RCPG. Comme une radio, les RCPG reçoivent des signaux extracellulaires, les décodent et les retransmettent à leur tour en signaux intracellulaires pour activer sélectivement différentes voies de signalisation. Le métabolisme, la croissance cellulaire et les réponses immunitaires ne sont que quelques exemples des processus pouvant être régulés par les RCPG.