Simuler la fonte de neige selon différentes concentrations de sel
L’expérience a été menée sur une année (de juin 2018 à juin 2019) dans des serres de l’Institut de recherche en biologie végétale de l’UdeM, dans 20 mésocosmes – c’est-à-dire des dispositifs expérimentaux de taille moyenne dont on contrôle presque tous les paramètres environnementaux afin de reproduire un écosystème naturel.
Au cours de cette période, Henry Beral a simulé l’effet du ruissellement de l’eau de fonte de la neige sur trois plantes indigènes utilisées dans les systèmes de biorétention, soit le cornouiller soyeux (Cornus sericea), le jonc épars (Joncus effusus) et l’iris versicolore (Iris versicolor), ainsi qu’une variété non indigène, soit l’herbe de lande d’automne (Sesleria autumnalis).
Dans les différents mésocosmes, le doctorant a testé trois concentrations de sel sur les plantes durant leurs périodes de dormance. À des fins comparatives, les plantes de certains mésocosmes ont servi de témoins et n’ont été soumises à aucune concentration de sel.
À différentes étapes, on a mesuré la croissance et l’état de santé général des végétaux (photosynthèse, absorption de CO2 et taux de chlorophylle) ainsi que la qualité de l’eau comme la quantité de sel et de contaminants qui se retrouvaient dans ces systèmes fermés.