Repenser les soins de fin de vie
C’est dans un désir de soulager les personnes en fin de vie que Jhon Alexander Moreno a imaginé ce projet qui table sur une stratégie non pharmacologique. «La fin de vie est probablement l’expérience la plus exigeante d’un point de vue émotionnel. Les individus peuvent éprouver d’importantes souffrances liées, entre autres, à des douleurs aigües, mais aussi à une angoisse existentielle ou une anticipation anxieuse de la mort», indique-t-il.
Le chercheur rappelle que les soins palliatifs comportent une combinaison de moyens pour soulager les inconforts physiques, psychologiques, spirituels, existentiels et sociaux. Pour lui, ceux qui sont non pharmacologiques ont de nombreux avantages.
«Les médicaments peuvent rendre confus, plaide-t-il. Quand on peut utiliser les stratégies à la fois pharmacologiques et non pharmacologiques, on constate que les patients sont plus en interaction avec leur entourage et cela peut changer leur fin de vie. Ils communiquent plus et peuvent partager des souhaits et des réflexions de fin de vie qui sont plus difficiles à avoir quand les médicaments ont pris toute la place.»
Jhon Alexander Moreno ajoute que les personnes qui sont admises dans les unités de soins palliatifs ont souvent été hospitalisées au préalable et sont donc confinées à leur lit depuis longtemps. À ses yeux, une intervention axée sur le voyage virtuel permet donc de s’évader et de cesser de penser à sa condition le temps d’un moment, de retrouver le sourire, «de voir autre chose que le plafond de sa chambre».