Un monde susceptible d’être habitable
L’exoplanète LHS 1140 b, en orbite autour d'une étoile naine rouge de faible masse dont la taille équivaut à environ un cinquième de celle du Soleil, a captivé les scientifiques, puisqu'elle est l'une des exoplanètes les plus proches de notre système solaire se trouvant dans la zone habitable de son étoile. Les exoplanètes situées dans cette «zone Boucle d'or» ont des températures qui permettent à l'eau d'y exister sous forme liquide – l'eau liquide étant un élément indispensable à la vie telle que nous la connaissons sur Terre.
Plus tôt cette année, une recherche menée par Charles Cadieux, étudiant de doctorat à l'Institut Trottier de recherche sur les exoplanètes et à l'Université de Montréal sous la supervision du professeur René Doyon, a rapporté de nouvelles estimations de la masse et du rayon de LHS 1140 b avec une précision exceptionnelle (comparables à celles pour les planètes TRAPPIST-1 bien connues): 1,7 fois la taille de la Terre et 5,6 fois sa masse.
L'une des questions essentielles au sujet de cette exoplanète était de savoir s'il s'agissait d'une mini-Neptune – une petite géante gazeuse dotée d'une épaisse atmosphère riche en hydrogène – ou d'une super-Terre (une planète rocheuse plus grande que la Terre). Ce dernier scénario incluait la possibilité d'une planète dite «hycéanique», c’est-à-dire avec un océan liquide global enveloppé d'une atmosphère riche en hydrogène qui présenterait un signal atmosphérique distinct pouvant être observé à l'aide du télescope James-Webb.