Une enquête nationale
L’étude s’est appuyée sur les données d’une enquête menée auprès de 3617 Canadiens et Canadiennes et intitulée «COVID-19 Canada: la fin du monde tel qu’on le connaît», effectuée par la firme de sondage Delvinia entre avril et mai 2021. Pour l’étude, les données de 1793 de ces personnes ont été analysées.
Guillaume Dubé et ses collègues ont constaté que les idées suicidaires se sont avérées nombreuses au cours de la première année de la pandémie, avec un taux d’incidence ajusté en fonction de l’âge de 7,6 %, soit près de trois fois le taux annuel de 2,7 % enregistré avant la pandémie.
L’étude indique que le simple fait d’être plus jeune, combiné avec des facteurs économiques comme la perte d’un emploi pendant la pandémie, a rendu les gens plus susceptibles de penser au suicide qu’ils ne l’étaient auparavant.
Le suicide concerne surtout les jeunes. Dans l’ensemble, 21,7 % des personnes dans la vingtaine ont déclaré avoir pensé au suicide à un moment ou à un autre de leur vie, en comparaison de 13,1 % des personnes interrogées âgées de 30 ans ou plus.