«Quand j’ai réalisé l’ampleur des changements climatiques, j’ai eu une vraie crise existentielle, confie Amélie Gauthier. Je me suis demandé ce que je pourrais faire pour la surmonter.» C’est au fil de ses études en psychoéducation qu’elle a trouvé un début de réponse: en s’intéressant aux émotions que ces constats suscitent, on peut ouvrir des voies d’accompagnement.
Tristesse, impuissance, colère, espoir… Face aux bouleversements environnementaux, les émotions se bousculent. Avec Pierrich Plusquellec, professeur à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal, la doctorante a ainsi mené une vaste revue de la littérature sur les façons qui permettent d’accompagner au mieux ces émotions liées aux changements climatiques. Tous deux ont présenté leurs résultats au 92e Congrès de l’Acfas le 5 mai.