L’électrolyte, le parent pauvre de la recherche et de l’innovation
Une batterie comporte trois compartiments: une électrode positive, une électrode négative et, au centre, l’électrolyte. «C’est ce qui sépare les deux électrodes et qui permet aux ions de circuler et de faire fonctionner la batterie sans qu’elle explose», explique Olivier Fontaine.
Plusieurs équipes de recherche et entreprises se sont attelées à trouver des matériaux plus verts, plus efficaces ou plus locaux pour la fabrication des électrodes. Mais pour l’électrolyte, à peu près rien n’a été fait. «On considère souvent que c’est facile à produire parce que c’est un sel qu’on mélange avec un solvant. Les compagnies achètent des électrolytes liquides de la Chine, mais c’est un peu une boîte noire, on ne se pose quasiment aucune question», déclare-t-il.
Or, pour fabriquer ces électrolytes, nous aurons besoin de ressources minières: du phosphate, du lithium et du fluorure. De beaucoup de ressources. «Cela engendrera d’autres problèmes géopolitiques parce que ces ressources ne sont pas abondantes dans tous les pays», soulève Olivier Fontaine.