Un modèle basé sur la surveillance des données
Derrière cette gratuité apparente se cache un modèle économique dominant. «Le côté sombre, c’est la façon de monétiser des données massives sur nos habitudes de consommation, souligne Marie-Odile Demay-Degoustine. Les téléviseurs connectés collectent en permanence des informations grâce à des captures d’écran régulières et au suivi minutieux des comportements.»
Cette surveillance va bien au-delà de la mesure d’audience traditionnelle. Tous les choix sont profilés: changement de plateforme, d’émission, temps passé sur chaque contenu, moments de pause… Cette série d’actions constitue un portrait détaillé vendu à des tiers. À cela s’ajoutent des revenus publicitaires en constante augmentation, et qui devraient dépasser 100 % d’ici trois à quatre ans, selon les analystes consultés.