Déjouer les prédictions
Le mélanome et le cancer du poumon non à petites cellules sont deux cancers comportant beaucoup de mutations. Il a longtemps été prédit que les immunothérapies pourraient les cibler en reconnaissant à la surface des cellules cancéreuses des fragments de protéines, appelées antigènes tumoraux, mutées.
Avec son approche non biaisée basée sur la spectrométrie de masse, l’équipe a plutôt constaté que ces antigènes tumoraux mutés ne représentaient que 1 % de tous les antigènes tumoraux. Parmi les 584 antigènes tumoraux non mutés découverts, 220 sont particulièrement intéressants, car ils sont présents exclusivement sur les cellules cancéreuses.