Derrière les barreaux, le personnel de la santé, particulièrement les infirmières et les infirmiers, joue un rôle central. Ce sont ces professionnels qui accompagnent au quotidien les personnes incarcérées vieillissantes, souvent fragilisées physiquement, en perte d’autonomie ou en fin de vie.
Or, mentionne Etienne Paradis-Gagné, les établissements correctionnels ne sont pas conçus pour répondre à leurs besoins. Les bâtiments sont anciens et peu adaptés à la mobilité réduite, et les ressources humaines sont limitées.
En outre, lorsqu’un détenu âgé arrive à la fin de sa vie, sa réinsertion dans un centre de soins de longue durée ou une ressource communautaire demeure difficile, que ce soit en raison d’une stigmatisation, d’une pression médiatique ou d’une absence de ressources spécialisées pour accueillir des personnes ayant un lourd passé criminel.
«Cette marginalisation crée un angle mort dans les politiques publiques. On gagnerait à investir dans des installations adaptées au vieillissement, à renforcer les équipes de soins et à faciliter les transferts vers des milieux de soins de longue durée lorsqu’ils sont nécessaires», affirme le chercheur.
Bref, à mieux encadrer la fin de vie en milieu correctionnel.