Quand on demande aux personnes trans et non binaires quels sont leurs besoins médicaux les plus importants dans leur parcours de transition, une réponse revient constamment: l’hormonothérapie.
Selon une étude récente – réalisée auprès de quelque 220 personnes âgées de 26 à 40 ans s’identifiant comme transmasculines, transféminines ou non binaires –, ce besoin arrive en tête dans tous les groupes, peu importe l’âge ou l’identité de genre.
Pour plus de 95 % d’entre elles, ce sont ces interventions hormonales qui représentent la priorité absolue, devant les interventions faciales, celles sur le haut ou le bas du corps et celles génitales. Pour ces autres types d’interventions, les besoins varient fortement selon le genre, l’histoire personnelle et la manière dont la personne est perçue socialement.
Cette étude a été menée par Claude Amiot, chercheuse citoyenne, Annie Pullen Sansfaçon, professeure à l’École de travail social de l’Université de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada ReParE sur la recherche partenariale et l’empowerment des jeunes vulnérabilisés, et Geneviève Fortin, candidate au doctorat en santé publique à l’UdeM.
«Ce consensus n’est pas si surprenant, croit Annie Pullen Sansfaçon. Comparée aux chirurgies, l’hormonothérapie est généralement considérée comme moins invasive, plus progressive et partiellement réversible. Elle est souvent perçue comme une importante première étape d’une transition médicale.»