Le pouvoir de l’émancipation et de la recherche décloisonnée
Outre ses questions de recherche, madame Claude véhicule un message inspirant: être soi-même peut mener loin.
«Je suis une femme de 68 ans, résidante des régions qui plus est, qui soudainement, et grâce à sa transition, arrive aujourd’hui à vivre une expérience de chercheuse, sans même venir du monde universitaire. Regardez où l’on peut aller quand on est bien avec soi-même!» s’exclame-t-elle avec un enthousiasme contagieux.
À ses yeux, son expérience lui permet non seulement de répondre à des questions qu’elle juge importantes, mais également de s’initier au monde de la recherche: connaître les différents types d’études, leurs subtilités et leurs imperfections, et développer des aptitudes comme l’esprit d’analyse et l’attention aux biais cognitifs.
«La dernière année a changé ma façon de percevoir et d’analyser les situations, même dans ma vie personnelle. J’ai aujourd’hui une vision plus ouverte et la recherche me semble beaucoup plus accessible. Avant, je voyais Annie comme une chercheuse là-haut, mais dès notre première rencontre, le piédestal a pris le bord assez vite! J’ai vraiment le sentiment d’être son égale», raconte madame Claude en riant.
Cette sensation, Annie Pullen Sansfaçon la confirme. Pour la professeure, cette initiative permet de sortir la recherche de sa «tour d’ivoire», en plus «d’accroître la créativité par la coconstruction et de sortir de sa zone de confort».