Une subvention pour mieux comprendre la neurodégénérescence

Par UdeMnouvelles
En 5 secondes Une équipe de recherche chapeautée par Shady Rahayel, de la Faculté de médecine de l’UdeM, obtient une subvention d’accélération de 300 000 $ de Brain Canada et de la Fondation Krembil.
Shady Rahayel

Une équipe de recherche menée par Shady Rahayel, professeur au Département de médecine de l’Université de Montréal, a reçu une subvention de 300 000 $ sur deux ans de Brain Canada et de la Fondation Krembil. Le programme d’accélération Neurodégénérescence x Immunologie vise à soutenir des projets audacieux et originaux mis sur pied pour comprendre le rôle du système immunitaire dans la neurodégénérescence, notamment la maladie de Parkinson.

Ce financement permettra au professeur de poursuivre ses recherches sur le trouble du comportement en sommeil paradoxal isolé, un important signe précurseur de la maladie de Parkinson et de la démence à corps de Lewy. Ces nouvelles données pourront être recueillies auprès de la plus grosse cohorte clinique de patients au monde, qui est suivie depuis près de deux décennies à Montréal.

«Nous aimerions voir si l’inflammation dans le sang est liée aux changements dans le cerveau qui se produisent chez les personnes atteintes du trouble du comportement en sommeil paradoxal isolé», résume Shady Rahayel, dont le laboratoire est spécialisé dans l’analyse d’images obtenues par résonance magnétique (IRM). Ce trouble du sommeil, qui se manifeste vers l’âge de 50 ans, rend les personnes très agitées dans la phase de sommeil paradoxal, où l’on est normalement paralysé. 

La force de l’interdisciplinarité

Cette subvention vise également à encourager les collaborations interdisciplinaires. «Mon laboratoire essaie de comprendre ce qui se passe dans le cerveau, mais on n’est pas spécialisé dans le sang», note Shady Rahayel. Pour faire ce lien, il s’est entouré de Martine Tétreault, professeure au Département de neurosciences de l’UdeM, de même que de deux chercheurs de l’Université McGill, Jo Anne Stratton et Ronald Postuma. 

Est-ce que les changements observés dans le cerveau sont associés à la présence d’inflammation? À l’inverse, est-ce que l’inflammation dans le sang peut être liée à un changement dans le cerveau? C’est à ce genre de questions que Shady Rahayel espère pouvoir répondre grâce à l’expertise complémentaire de ses collègues. «Il serait intéressant de pouvoir associer des marqueurs inflammatoires dans le sang à un stade de la maladie ou à une région du cerveau atteinte», dit Shady Rahayel. 

Le chercheur a bon espoir que ce genre de travaux pourra ouvrir de nouvelles voies de diagnostic comme de traitement. «Le milieu de la recherche commence enfin à comprendre l’importance de travailler en collaboration pour avoir une vision réaliste du corps humain. C’est ce qu’une subvention comme celle-ci permet de faire», conclut-il.

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