Dans la vallée ’A’ą̈y Chù’ du parc national Kluane au Yukon, les changements climatiques ont entraîné un recul du glacier Kaskawulsh depuis quelques décennies et changé la trajectoire de la rivière. Alors que son lit, autrefois toujours humide, a été asséché, les vents soulèvent le sol, provoquant des tempêtes de poussière dans la région, un phénomène nouveau depuis 2016, du moins depuis l'Holocène.
Or, cette poussière charrie toutes sortes de métaux et métalloïdes. «Nous voulions étudier les émissions de poussière pour en déterminer les effets potentiels sur la santé», dit Arnold Downey, candidat au doctorat au Département de chimie de l’Université de Montréal sous la direction de Patrick Hayes, dont le laboratoire s’intéresse à la chimie atmosphérique. «Les particules dans l’air contribuent à la mauvaise qualité de l’air et jouent un rôle important dans les changements climatiques», note le professeur, qui ajoute que le Canada compte plus de 10 000 décès prématurés chaque année en raison d’une exposition aux particules dans l’air.