Une saison record pour les Carabins

En 5 secondes Le directeur du programme de sport d’excellence des Carabins revient sur la saison 2025-2026 des étudiants-athlètes de l’UdeM et décortique les succès exceptionnels qui l’ont marquée.
Jamais une même université n’avait obtenu trois titres nationaux de sports collectifs dans une même année au Québec.

Cette année, six des sept équipes de sports collectifs U Sports des Carabins de l’Université de Montréal ont accédé aux championnats canadiens. Quatre ont remporté une médaille et trois ont gagné le titre national. Aussi, toutes les équipes qui évoluent uniquement sur la scène provinciale sont grimpées sur le podium. 

C’est une première: jamais une même université n’avait obtenu trois titres nationaux de sports collectifs dans une même année au Québec. 

William Moylan, directeur du programme de sport d’excellence des Carabins, revient sur cette saison riche en émotions… et en lauriers (voir l’encadré ci-dessous pour les victoires détaillées). 

Questions Réponses

Comment expliquez-vous un tel succès? 

S’il existait une recette simple, je ne serais probablement pas ici! [Rires.] Cela dit, on a ce qu’on appelle la «recette Carabins». C’est d’abord une culture très forte, on fonctionne comme une grande famille, avec beaucoup de collaboration et de soutien. 

On met aussi en place des éléments qui dépassent le sport: accompagnement dans les études, développement humain, parcours de leadership, préparation mentale axée sur la vie en général. L’objectif est de former de meilleures personnes, mieux outillées pour affronter les défis du quotidien.  

Donc, le succès ne repose pas uniquement sur la performance sportive? 

Exactement. Bien sûr, on maintient un haut niveau en préparation physique, mentale et médicale. Mais on travaille aussi sur tout ce qui est périphérique au sport. 

Les entraîneurs et les entraîneuses y sont pour beaucoup dans cette réussite. Ce ne sont pas seulement des techniciens, ce sont des leaders capables de reconnaître les marges de progression, même minimes, et de mettre en place des outils pour s’améliorer en continu. Comme direction, on leur donne les ressources, mais ce sont eux les chefs d’orchestre. 

Un des ingrédients clés, c’est justement de se concentrer plus sur l’humain que sur la victoire. On veut que nos athlètes et nos entraîneurs soient bien. Quand vous créez un environnement sain, sans pression excessive, vous permettez aux gens de performer. On ne met pas uniquement l’accent sur le fait de gagner, on agit sur tout ce qui mène à la victoire. Comme on dit en anglais: «The score takes care of itself.» Si vous vous occupez bien de l’environnement, des aspects scolaire, sportif et humain, les résultats suivent naturellement. 

Bien entendu, il y a aussi les circonstances et une part de chance. Certaines équipes étaient arrivées à maturité, avec beaucoup d’expérience, et c’était leur moment. D’autres ont surpris.  

Justement, quelles ont été les plus grandes surprises de la saison? 

Sans équivoque la victoire de l’équipe de hockey féminin. On joue dans l’association du Québec, la plus forte au pays. Ce n’est pas facile de gagner au Québec et d’obtenir ensuite l’une des deux places pour le championnat canadien. Plusieurs équipes peuvent aspirer à y participer, les matchs sont donc très compétitifs.  

L’équipe qu’on avait était très jeune. C’était une année de transition. Sur papier, les meilleures années étaient à venir. Le début de saison a été difficile, mais la deuxième moitié a été phénoménale. On avait aussi une dynastie dans l’association, l’Université Concordia, contre qui on avait perdu 10 matchs de suite. Mais on l’a battue dans une finale toute québécoise. Aussi, en entrant dans le tournoi canadien, les filles étaient classées huitièmes sur huit. On affrontait l’équipe numéro un, l’Université de la Colombie-Britannique. Personne n’aurait parié un sou sur notre victoire, mais contre toute attente, on a réussi un revirement. 

L’autre surprise, c’est le football. On jouait contre le Rouge et Or de l’Université Laval, le champion en titre, à Québec devant une foule hostile, avec une équipe très jeune. Sur papier, les experts ne nous donnaient pas beaucoup de chances, mais encore une fois, le sport se joue sur le terrain.  

Peut-on s’attendre à revoir une année aussi foisonnante? Quelle est la suite? 

Ce genre d’année reste exceptionnel, mais ce n’est pas un hasard non plus. Ce qu’on met en place est durable et reproductible, et c’est encourageant pour la suite. On ne considère pas ça comme une finalité, le succès doit nous pousser à continuer.  

C’est juste un petit signe que ce qu’on fait fonctionne. Après ça, il faut tenter de répéter les succès en mettant l’accent sur les bonnes choses. 

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